Le ciel ne sera plus jamais
Aussi noir qu'il n'est aujourd'hui
Comme un soleil ensorcelé
Tes yeux se perdent dans mes nuits
On n'était pas du même monde
Mais qu'est-ce que ça fait maintenant
Puisque les anges et les colombes
Se sont enfuis avec le vent
Depuis que t'es montée là-haut
Les anges n'ont jamais été plus beaux
Depuis que t'es montée là-haut
Ici moi je me sens toujours de trop
Et je t'emmènerai...
Oui, mais feu notre amour
N'était que cendres au vent
Et l'aube ne m'éclaire que de suppositions
De silences en questions
On construit son empire
Et de châteaux en sable
Et de rives en dérives
On dérive toujours
On essaie d'être roi
On essaie d'être soi
De sourires en soupirs
Oui, dans le lit des femmes
Qu'on prend et qu'on oublie
On s'oublie peu à peu
Avant qu'on nous oublie
On se croit loup des steppes
Quand on n'est que brebis
Sans troupeau ni berger
Sans étoile
Au-delà du brouillard, c'est toujours le brouillard
Dedans, parfois, je crois que je suis soleil levant
Et mes rêves s'éteignent les uns après les autres
A chaque pas de plus
C'est toujours un de moins
Quand on est au sommet
On ne peut que descendre
Ou apprendre à voler
Au-delà du brouillardTourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles !
Pour un de ces regards charmants, baume divin,
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles,
Et je m'endormirai dans un rêve sans fin !
A la lumière obscure
Je te croise enfin
Mon dieu que tu es belle
Toi la seule toi l'ultime
S'il te plait prends ma main
Ne te fais plus attendre
Il est temps de s'étreindre
Il est temps de s'éteindre
Une dernière cigarette
Au soleil qui s'incline
Allez finissons en
Et laissons s'accomplir le firmament
Plongé dans l'infini dans le gouffre sacré
De Katagena
Me noyer à jamais
Et puis quitter ce monde sans pudeur ni morale
Que la grâce s'accomplisse
Immortelle jouissance
Que les femme s'unisse dans un parfait accord
Rien que pour un instant
L'éphémère devienne
Eternité
J'aurais aimé t'aimer
Comme on aime le soleil
Te dire que le monde est beau
Que c'est beau d'aimer
J'aurais aimer t'écrire
Le plus beau des poèmes
Et construire un empire
Juste pour ton sourire
Devenir le soleil
Pour sécher tes sanglots
Et faire battre le ciel
Pour un futur plus beau
Mais c'est plus fort que moi
Tu vois je n'y peux rien
Ce monde n'est pas pour moi
Ce monde n'est pas le mien
Un ange est venu me voir, me sortir de mes rêves
Poser sa main sur ma bouche, y déposer ses lèvres
Tendrement, contre mon coeur, il m'a parlé de toi
Il m'a dit que tu allais bien, que tu ne reviendras pas
D'un signe des ailes blanches qui dit qu'il faut partir
Quand moi, j'étais que sanglots, il m'a fait un sourire
De jour en jour, chaque soir, faut que soleil se couche
Toutes les plus belles choses au monde ne valent pas ta bouche
On ira voir au clair de lune
Voir si le diable veut danser
Si dans nos yeux brûle l'écume
De ces océans enflammés
Puisqu'ici les dieux nous condamnent
Au nom de qui au nom de quoi
Viens trouver la paix
Allons ensemble
C'est un joli soir pour mourir
Et si ta main tremble
Dis-toi qu'il faut juste partir
Je vais comme une flamme sous la neige brûlante
Que nul ne peut éteindre
Ils naissent un matin et comblent de bonheur
Poussent un premier cri qu'ils pousseront toujours
Qu'ils sont beaux d'innocence et qu'ils sont beaux d'espoir
Qu'ils sont beaux de jeunesse, qu'ils sont tristes d'y croire
Puis comprennent un peu mieux, mieux de jour en jour
Que la vie c'est de vivre, sans jamais voir le jour
Que vivre c'est frémir, et frémir à toujours
Ils parlent d'être libres, de fortunes, de pays
de femmes à conquérir, ils parlent de partir
Puis ils parlent d'amour comme on parle d'un rêve
On se prend à rêver qu'à deux on est invincible
Alors ils marchent ensemble, en pauvres condamnés
Alors ils rêvent ensemble, de rêves fatigués
Alors ils marchent ensemble, car il faut bien vieillir
Puis ils vieillissent ensemble car il faut bien mourir
Ils meurent au matin, non ce n'est pas le soir
Ils meurent un matin bouffés par leur mémoire
Poussent un dernier cri, avant l'éternité
Car ici respirer rime avec agonie
Quand soudain le néant fait place à l'Infini
Quand enfin le silence nous ramène à la vie
Quand enfin délivrés de la pénitence
Jaillit de l'Imparfait la nouvelle naissance
Ami, prends ma lanterne car j'ai perdu ma flamme
Mon amour est parti
Elle a jeté mon âme à bouffer au néant, me laissant le coeur vide
Et l'horreur du monde n'est rien comparaison
A ceux que l'amour fait, à ceux qui dans l'union
Pensent oublier qu'on est triste ici-bas
Elle avait les yeux noirs desquels on voit du bleu
Qu'on prend pour l'océan, dans lesquels on voit Dieu
Qui font toucher du bout des doigts les horizons
Mais toujours à la fin
On est seul au milieu des vagues de sanglots et du sel dans la gorge
Et du sel sur la plaie de ce coeur tatoué
A son nom que l'on crie au fond des verres de vin
A se dire que la vie
Oui, n'était qu'une putain
Ami, regarde-moi, j'ai le coeur qui renverse
La mémoire de ses yeux qui me colle à la peau
Et le sourire des filles, non, ne me fait plus rien
Quand on perd son amour, c'est l'amour que l'on perd
De l'automne à l'été, oui, c'est toujours l'hiver
Quand la nuit est la nuit et la nuit pour toujours
Non, le jour n'est plus jour quand on n'a plus d'amour
Notre coeur qui sait plus comment battre tout seul
Vaut mieux perdre la vie que perdre son amour
Vaut mieux ne plus penser que d'y penser toujours
Vaut mieux jamais aimer que d'aimer pour toujours
Mieux vaut mourir de mort que de mourir d'amour
Quand on perd son amour, c'est toujours une fille
Qui a fait monter des marées de sel à vos pupilles
Les filles, c'est comme la mer, ça dépend de la lune
Ca va et ça revient s'écraser sur la dune
Qu'on a aimé l'amour, l'amour à s'aveugler
Et qu'on n'a pas vu l'autre aller aimer un autre
Et qu'on n'a pas vu l'autre à soi qui s'en allait
Sûr, l'enfer c'est les autres, sûr, l'enfer c'est les autres
Sûr, l'enfer c'est les autres et l'enfer c'est t'aimer
Quand on perd son amour, c'est bien plus que l'on perd
C'est un jour en été pour des siècles en hiver
Tous ces verbes au futur qu'on conjugue au passé
Quand on perd son amour, c'est le monde qui s'écroule
Des jours qui ne ressemblent qu'à l'ombre des nuits
Des silences qui résonnent à l'âme comme un cri
Des lunes toujours pleines qui ne me sourient plus
Comme jouer aux échecs quand la reine est perdue
Comment te dire
Que tout est noir
Comment j'ai peur
Comment j'ai froid
Comment te dire
Quand t'es pas là
Que moi sans toi
Ca ne veut rien dire
Comment te dire, dis-moi
Comment te dire
Mes sciences qui ressemblent qu'à l'ombre du doute
Le bien qui fait du mal quand le mal vous envoûte
Quand au coeur de l'iris c'est le temps des moussons
Qui vient noyer le blé juste avant la moisson
Dans les travers du temps, je sais, je t'ai perdue
Et tu l'as dit cent fois, tu ne reviendras plus
Alors je peux partir comme un loup solitaire
Qui, blessé, s'en ira mourir auprès d'un hêtre
Moi, j'aurais tant voulu que cet être soit toi
Tant voulu avec toi être un autre que moi
Au profond de ton ventre faire plus belle la Terre
Oublier qui je suis et fermer les paupières
Quand on est tellement seul que même la solitude
Vous semble être une amie dont on se passerait
Celle qui fut toujours là depuis le premier souffle
Qui depuis ce jour-là ne veut plus vous quitter
Quand le mal a choisi votre âme pour empire
Quand tous les romantiques et les tristes du monde
Ont choisi votre coeur pour se mettre à pleurer
Mes larmes coulent à la plaine
Tant leur amour est grand
Certains disent que parfois
Les larmes coulent du sang
C'est le mien, mon amour
Et c'est pour toi qu'il coule
Qu'il coulera toujours
Dans mes yeux des torrents
Parfois, tu verras lune
Eclairer les baisers
De celui que tu aimes
Que tu croiras aimer
Il sera dans tes bras
Et moi, je serai là
Comme un loup blessé
Qui ne peut plus se battre
Mais se bat encore
Mon sang dans la rivière
Dis, sais-tu où va-t-il ?
Il se perdra sans doute
Dans de tristes estuaires
Dans ma triste complainte
J'imagine soudain
Que tu passes par là
Que tu me prends la main
Pour danser sous la lune
En souvenir du temps
Où nous étions enfants
Où nous étions nous-mêmes
Car l'amour, c'est la mort
Et t'aimer, c'est saigner
Saigner de tout son corps
Tu sais, j'ai fait le deuil
De nous deux et de toi
Mais si nous deux c'est mort
Alors c'est mort pour moi
Dans ma main, ce couteau
Cette entaille au poignet
Ressemble à ton sourire
Qui me dit qu'il faut partir